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Les années passent et on a l'impression que rien ne change vraiment car on est toujours à rider nos BMX comme des djeunz pas finis mais bon ça fait déjà Huit ans que le FISE existe. Ce qui veut dire que maintenant vos articulations craquent un peu plus qu'avant. Eh oui 1996-2004, on en est a la huitième édition du Festival Internationale des Sports Extrêmes. Le bébé a grandi à une vitesse impressionnante. On est passé du contest à l'arrache mais convivial d'un gars sorti d'une école de commerce, à un gros événement incontournable de l'agglomération Montpelliéraine. Le FISE est devenu une grosse machine plus huilée plus pros, mais aussi aux dires et au feeling de certains plus froid, plus impersonnel. Le FISE a Zappé la plage de Palavas et les sports d'eau pour devenir un festival de BMX de skate et de roller. C'est bien une sorte de festival-foire avec ses multiples stands, ses buvettes ses mergez-frite, les concerts, le camping, le saut à l'élastique. Bref un aimant à djeunz pour le plus grand interet des sponsors dont c'est la cible marketing. Signe d'un changement des temps, l'entrée est maintenant payante. Ok, 2 euros par jour pour voir de la cascade c'est pas excessif mais bon... Niveau rider on l'a aussi un peu de travers. 50 euros alors que c'est vous qui faites le spectacle pendant plusieurs jours, avec de gros risques pris en street ou en dirt pour le plaisir du public. Enfin 50 euros, ça c'est sur la pub, mais sur place c'est cinquante cinq euros, va comprendre Charles... Quand on compare par exemple avec les contests Anglais où les riders ne payent ni l'inscription, ni la bouffe, ni les stands de massage, tout ça pour des prices money équivalents voire supérieurs, ça donne à réfléchir. Et quand on compare les frais d'inscriptions au prize money, on a un peu l'impression que ce sont les riders qui financent les primes !!! Ok il y a toujours des gars pour râler et se plaindre. Le FISE a le mérite d'exister, de grossir, de faire bouger Montpellier, de participer largement au développement de ses sport dans la région Alors les petits gars du FISE, ce serait bien à l'avenir de faire un geste en montrant aux riders qu'on les traite comme des athlètes, qu'on a conscience que sans eux il n'y a pas d'événement... Ceci étant dit revenons en a l'essentiel, le RIDING.
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Flatland : Le retour du Wiplash, Le rose hyper tendance... Après les worlds de Cologne beaucoup de japonais avaient décidé de faire un peu de tourisme dans la capitale et d'enchaîner à Montpellier. Du coup ils étaient en force au FISE avec Hiroya Morisake, Seiji SAKATA, Ryoji "YanMar" YAMAMOTO, York UNO, Kuga IDEKAZU, Ayumu URYU. Le Canadien Travis COLIER avait aussi fait le crochet après les worlds. Ont fais aussi le déplacement: l'allemand Frank Lucas, l'anglais Lee Musselwhite, et puis les riders français, Christophe DASSIE, Alex JUMELIN, Armin BATOUMENI, Raphaël CHIQUET, Alexis DESOLNEUX, Jimmy PETITET, Cédric BORGHI ainsi que Michaël SOMMER. On attendaient plus de riders comme Martti, Viki, Nathan, mais bon le cru 2004 n'était pas mal en terme de niveau. Pour je ne sais quel raison depuis quelques mois il y a une génération de riders en mission pour ce qui est du practice : Franck Lucas, Travis Colier, Alex Jumelin, Raphaël Chiquet et les japonais cités plus haut ; tous se sont mis en mode "camps d'entraînement version soviétique". Et ça à l'air de marcher notamment pour les français Raphaël et Alex qui en un an ont appris pas mal de nouveaux tricks. Et il semble que la "génération des figures en squeak sur l'avant" a découvert les joies du rolling trick et notamment whiplash qui est furieusement tendance. Rajoutez a cela les lacets et le t-shirt rose qui va bien et vous êtes au top de la rider fashion...
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Toujours au sujet des rollings, un rider m'a même dit que depuis qu'il essai ce genre de trick, il réalise mieux à quel point Chase Gouin est vraiment le boss !!! Mieux vaut tard que jamais... Mais riding hardcore ne rime pas toujours avec réussite en contest. Bien qu'en forme aux qualifs Alex Jumelin est à l'ouest en run et ne passe pas les finales, idem pour Franck Lucas, qui s'enterre dans des nose wheelie pas encore maîtrisés, et beaucoup d'autres. Travis Collier n'a pas la réussite des worlds, les tricks ne passent pas et il ne parvient qu'à la huitième place. Lee Musselwhite dont la très bonne routine l'avait emmené à la 2ème place aux qualifs, est plus fébrile en finale. Les no handed pedal crackpaker, ou forward rope a ronni to no foot locomotive glide to crackpaker, sont de pure rolling trick pour lesquels il ne faut pas trembler. En 6ème position, on trouve le "REGULAR" trentenaire et fier de l'être Christophe Dassié. A contrario de ses cadets, c'est au long des 2 dernières années que Christophe s'est énervé sur le practice. Et ca paye depuis quelques temps : pedal hang five to wiplash to hitchiker jugler, hitchiker kickflip, tentative de crossfoot hitchiker kickflip, hang five to halfpaker to crossfooted hitchiker...
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C'est toujours un plaisir de voir le riding technique de Hiro Morisake, avec ses switch sur l'avant sortie en jump de la roue avant vers la roue arrière..... Raphaël chiquet fait partie des rares nouveaux jeunes riders français à avoir bien progressé, il passe des multiples turbines hitchiker, turbine switch foot fork wheelie a la Yanmar to spinning backpaker. Michael Sommer roule sur une surface grande comme un dé a coudre mais maîtrise ses links sur l'avant a base de switch de spin agrément de pedal forkwheelie... Une grande aire propre au long rolling trick permet à Alexis Desolneux de montrer de quoi il est capable quand il est en forme : cross footed hitchiker walkaround, cross foot halfpaker whip, turbine whiplash a la Kerry Gatt.... Le mois de juillet doit être le mois du japon en matière de contest. Apres la victoire d'Akira aux worlds, c'est autour de Yanmar, dont on connaît le niveau, de monter sur le haut du podium. Yanmar a eu pas mal de touches, mais vu la difficulté, l'originalité des tricks et le style, et rien que pour tout ce qu'il a pu nous montrer ces derniers mois il mérite une première place.
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Dirt Ce serais bien de faire ses contest plus tôt que minuit, sans prévenir et après que pas mal de gens ce sont barré... Le vent qui a soufflé durant tout le FISE n'a pas facilité la planification des contests de dirt et Vert. Du coup pas de finale dirt mais juste des qualifs devenues finales et le tout avec des horaires imprévisibles.
Street : Le retour du Fast plant. On ne prends pas les mêmes et on recommence. C'est comme ça que l'on pourrait résumer le cru 2004 en street. Cette année pas de Dave Mirra, Jay Mirron ou autre grosse pointure au nom internationalement connue. A part Ryan Nyquist, les noms parlaient moins au grand public. Mais le niveau était bien là. Tous les riders finalistes n'étaient pas là pour faire de la représentation. Et il y a eu cascade. D'abord on notera le grand retour du fast dans les routines comme à la grande époque d'Eddie Fiola au skatepark d'Upland. Et puis il reste de la marge avant d'atteindre le niveau du maître en la matière, un certain Dave Volker.
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On se fait plaisir à regarder rouler Alexandre Valentino, le benjamin du groupe qui a réussi à accéder en finale. Il envoi du gros et roule sans complexes, tire tap sur le haut du quarter surélevé into 360 transfer. Jay Mirron n'était pas là mais l'autrichien Senad Grosic nous a gratifié d'un riding digne de "the Beast": Flipwhip sur le module central, double whip to tire tap, whip to nose pick to hang five drop in, 360 tail whip, fast plant sur le wall au dessus du quarter et j'en passe. Bref il arrive 5ème mais il mérite bien mieux. Le canadien Max Vincent ne paie pas de mine mais envoie grave. Il avait décidé de se jeter en wall to transfert d'un quarter à un autre et ça passe au bout de quelques essais. Mike Aitken roule tout tranquille avec ou sans casque selon le trick mais la maîtrise est là : Gros wall to 180 roll back in, des 180 roll back, gros fastplant, 180 lookdown. Mike roule a l'ancienne "avé le staïle ". Toutes ces cascades ont fini par mettre la pression à Ryan Nyquist qui ne pouvait plus la jouer tranquille comme aux qualifs. Alors le rider de chez Haro a sortie la panoplie des grands jours, il attaque cash avec des flair de partout, backflip, gros suicide barspin, gros fastplant, des wall de la mort. Ryan a un frein avant et a l'air de se faire plaisir avec. Bon je m'arrête la parce que je pourrais en faire des tartines, y a plus qu'a finir de vous faire mal en matant la vidéo.
Luss
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Texte : Armin BATOUMENI Photos : Hemo le magnifique et Ralaerial
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