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Olivier Morineau
Bmx 22/12/2003 Olivier Morineau
Olivier déambule dans le milieu du bmx depuis plus de 15 ans. A vrai dire, il a en sait trop rien, il a arrêté de compter. J'ai souhaité le rencontrer car il est le principal maître d'œuvre des vibrations urbaines.
Propos recueillis par BigJim (Union Bro)
Qui organise les Vibrations Urbaines ?
Sur Pessac, le festival des Vibrations Urbaines marche avec une bonne dizaine d'assos, la principale qui organise la partie sportive : skate, roller, bmx et une partie de la musique également, est la RockSchool, basée sur Bordeaux. L'association "Gap" que j'ai montée l'année dernière pour organiser le championnat de France de skate, participe également.

Explique nous par quel hasard tu en es venu à organiser l'un des plus gros contest français de bmx.
Dans le milieu des années 90, c'était vraiment le creux de la vague pour le bmx, quasiment plus personne roulait en France. J'ai toujours gardé le vélo mais j'étais plutôt parti dans la musique et l'organisation de festivals, de concerts jusqu'en 1998.
Et puis c'est vraiment l'opportunité de connaître pas mal de monde sur Bordeaux qui a fait que finalement la mairie de Pessac est venue tapée à notre porte lorsqu'ils ont voulu organiser ce festival.

Tu faisais parti d'une structure, d'une asso ?
Au début j'ai bossé un an dans une asso pour monter le DockMartine Rock Festival qui a eu lieu un seul fois en 1995. Dans la prog. Il y avait Ben Harper, Placebo, Prodigee ... A l'époque ce n'était pas trop connus. Après je suis devenu intermittent du spectacle et j'ai bossé sur d'autres gros festivals même à l'étranger : le festival de Jazz à Montreux ... Je suis régisseur, coordinateur. J'ai bossé sur la techno parade les 2 premières années.

Un sacré bagage dans l'organisation d'événements !
Ouais, ouais c'était pas mal (rire) ! J'ai réunis mes deux passions : musique et la glisse urbaine dans ce festival. Je pense que c'est en grande partie grâce à ça que c'est devenu ce que c'est à l'heure actuelle.
Parce qu'en 6 ans, c'est vrai que n'importe qui, qui aurait monté ce truc là, je ne sais pas s'il aurait mis autant de passion, autant de patience. J'en ai donné surtout sur les 3 dernières années. Maintenant c'est quand même plus facile, mais rien n'est jamais acquis.
C'est clair que quand il faut aller chercher de l'argent pour avoir du prize money ou des trucs dans le genre, des partenariats. Il faut quand même se battre même au niveau institutionnel. Par exemple pour l'année prochaine on a pas de salle à l'heure actuelle, puisqu'elle va être squattée par un collège pendant 2 ans et après mise en réfection. Donc on ne va pas l'avoir pendant 3 ou 4 ans. Et à l'heure actuelle on a des pistes mais il n'y a pas de solution pour le moment.

Est-ce que tu dégages des étapes dans l'évolution du festival ?
Les étapes sont au feeling, suivant ce que les personnes peuvent apporter comme des conseils, des suggestions : " comme tiens cela serait pas mal de faire ci ou ça ! " Ou moi j'apporte mes envies ce que je découvre à droite à gauche au cours de festival. L'évolution se fait comme ça, il n'y a pas de stratégie commerciale ou de développement du truc.

Nous, Unionbro, nous organisons également des manifs mais elles sont largement plus modeste. Nous restons dans une orga. à l'arrache dans laquelle les personnes s'impliquent bénévolement (des musiciens au sandwich).
C'est vrai que nous nous sommes à mis chemin de tout ça. Car derrière nous avons des institutionnels : les vibrations durent 15 jours, il faut qu'en même pas mal de blé pour louer les modules, pour payer les gens qui travaillent dessus, les BE etc
Nous sommes subventionnés par la Mairie, le Conseil Général, Régional ...

Les premières Vibrations étaient organisées avec un budget plus modeste ?
Oui, au début nous sommes parti de rien. Le budget a été multiplié par 5.
La première année, je n'avais pas de budget pour louer des modules. J'ai récupéré des trucs à droite à gauche, à Cestas. On a fait le tour de la Gironde quasiment en camion pour récupérer des bouts de modules dans différents skateparks pour essayer de faire un truc à peu près correct.

Qu'est-ce qui a déclenché l'intérêt des politiques ?
Ouais ça vachement évolué. La première année il y avait que dalle en budget. Tout partais pour les cachets des musiciens, des techniciens ...
Effectivement ils (les politiques) ont vu que d'une année sur l'autre, les initiations et les contests portaient autant de public et d'intérêt que les concerts. Donc ils se sont dit : "On va essayer de concentrer les efforts là dessus !".
 
Aujourd'hui, il y a plusieurs vibrations urbaines d'organisée, tu en es l'initiateur ?
Oui. A Istre je connais la structure qui organise depuis deux / trois ans le contest. Cela ressemblait en fait à pas grand chose car c'était une asso. Para-municipale ou le service jeunesse qui l'organisait. Il n'y connaissait pas grand chose. Ils avaient un petit budget intéressant, suffisamment pour pouvoir louer les modules d'Uriel. Donc l'année dernière, je suis allé les voir et leur ai dit : " Bon ben voilà, cela serait bien quitte à louer des modules qu'on fasse un vrai truc ! " Il est vrai qu'ils étaient au niveau de l'organisation un peu à l'arrache et à la ramasse _ c'est vrai que pour gérer les riders, organiser un contest, il faut connaître. Sinon c'est vrai que tu te plantes totale. Et donc effectivement c'est moi qui leur ai proposé d'organiser des Vibrations Urbaines.
En ce qui concerne Nantes, je connais Christophe Chevalier depuis 15 ans. Il m'avait branché il y a deux ans dessus. Il m'avait dit qu'il aimerait bien faire un truc à Nantes vu qu'il y a le Hangar. De fil en aiguille nous avons monté l'organisation ensemble et avec le Hangar. Sachant qu'à Nantes et à Istres les vibrations durent 1 semaine et pour Istres les modules sont les mêmes qu'à Pessac mais chaque année apporte c'est modification.

Les 3 Vibrations Urbaines forment une Unité ?
Ce qui me branchait vachement c'était d'exporter le même concept à 3 dates différentes et dans 3 lieux différents. Ca c'est vachement bien, je trouve pour les riders :
Le gars qui habite à Nice, vient difficilement à Nantes ou à Bordeaux. C'est vrai qu'il y a des gars que cela ne dérange pas. A Nantes par exemple, j'ai vu des gars qui étaient jamais venus à Pessac et qui sont venus cette année. Certains riders essaient de suivre également et c'est vachement bien.

Et ce qui est sympa aussi c'est de mettre en place quasiment un circuit, une sorte de para-championnat de France ou un truc dans le genre. Si on arrive à tenir le truc, à faire 3 contests dans l'année, peut-être que la FFC se retirerait les doigts du ...
Nous allons peut être essayer de se fédérer ou de monter une association nationale pour faire une série de contest. C'est un peu le but à vrai dire, avec Nico Cambon et John Petit, on y réfléchit avec le skatepark Abbeville également.
Le but est d'essayer de faire une série de contests à l'année pour éviter le cumul des contest sur une même période ou une même date. Je ne sais pas si tu as regardé l'année dernière les contest ? Au mois de juin/juillet tu en as trois le même week-end après tu n'as rien pendant trois mois. Donc essayer de faire une sorte de collectif ou créer une grosse asso pour organiser les contests en France, n'est pas une mauvaise idée. Nous pourrions peut-être obtenir des moyens plus intéressant que chacun de notre coté. On aurait plus de force également pour discuter avec vans ou Eastpack ou d'autres pour essayer de faire un truc sympa !

Quand tu me parles de ça, j'ai l'impression de revivre le début des années 80 lorsque 2/3 clubs ont débuté à organiser des compét. Puis ils se sont fédérés.
Oui, après ils se sont mis en association. L'organisation est devenue trop grosse pour eux. La ffc leur a fait une proposition et ils se sont fait bouffer.
C'est à l'époque où j'ai quasiment lâché l'affaire. Cela devenait n'importe quoi. C'est clair que quand FFC a pris les choses en mains, nous avons halluciné. Imagine sortant du freestyle, tu regagnais des coupes, des lycras bleu/blanc/rouge. Il fallait mettre des dosares sur les contests. On s'est dit "Mais qu'est ce que c'est que ce bordel !" (rire).

J'ai l'impression que cette orga. attirera des riders étranger ?
Oui, c'est le but aussi. C'est sûr que depuis l'année dernière je fais pas mal de promo en Angleterre, Espagne, Allemagne ...
Maintenant c'est vrai que cela fait des bonnes tirées. Depuis deux ans, nous avons des riders étrangers : suisses, belges... Il y avait des ricains également l'année dernière. On en avait cette année avec SUNEX qui se bouge bien les fesses par rapport à ça.
Moi, je ne désespère pas que :
_ Des gars de chez Alvarez ou de chez Templar fassent un peu la même chose avec les marques qu'ils représentent et essayent d'avoir des trucs sympas
_ Ou que les marques se bougent également pour faire de la promo et ainsi inciter des gars de l'étranger à se déplacer.
D'un autre coté, je n'ai pas envie de devenir le FISE à faire venir plein de ricain. Au moins déjà des européens de petites marques genre WeThePeople, SM, etc Ca serait parfait. Le but se n'est pas de faire venir Mirra et Nyquist, si tu vois ce que je veux dire.
J'ai un petit regret quand même c'est pour le dirt et le flat. J'aimerais voir en France un vrai contest de dirt, un truc qui tienne la route. Nous on aspire aussi à organiser un truc comme ça. Après j'ai conscience que c'est pas évident et puis le flat aussi.

Dans les évolution avenir, qu'est ce qui te manque pour mettre en place ces manif. Des mecs qui prennent en mains c'est parti pour l'organiser ?
Exactement ! ! !
Déjà dans un premier temps, parce que mine de rien construire des bosses pour 2 jours de contest c'est beaucoup d'énergie. Il suffit que tu es du mauvais temps, de la terre de moyenne qualité ... y a tout un tas de paramètres. Et même quand tu as tout de réunis, il suffit que les gas, ils aient l'habitude de rouler sur des bosses hyper raides, des bosses plutôt longue etc. Ca va pas plaire non plus aux autres. C'est vraiment pas évident.
Et puis après le truc, c'est qu'il faut quand même un minimum de budget parce que la terre y en a partout mais la location d'un tracto, d'un camion pour faire venir la terre sur le terrain, shaper les bosses avec un bob4 et Cie de suite ca fait quand même des sacrés budget.
Le problème c'est qu'à la Mairie de Pessac, ils n'ont pas de matériel municipal, à chaque fois il loue. Ils n'ont pas le matériel. Donc c'est contraignant au niveau budget et puis après trouver des gars qui assurent du début à la fin le truc ça cours pas n'ont plus les rue. Même si tu dois connaître des gars comme David Lagardère qui a monté son champ de bosse à Laguipie ou des gars comme Marc Dionni qui ont fait leurs preuves au niveau dirt. Moi, quand je leur ai proposé ben ils m'ont : "ouais et tout, on verra machin et tout !" et puis finalement les gars ils ne viennent pas ou ils viennent 2 jours avant. Mais bon, c'est pas deux jours avant que tu montes un truc pour faire un champ de bosse ou un vrai contest de dirt.
Mais bon à partir du moment où je n'ai pas les budgets pour avoir tout le matos et payer les gars, ça semble mal parti. Mais bon il faut garder cette initiative.
Après pour le flat, on en a fait l'année dernière et cette année on avait pas la salle. A coté. Y avait pas beaucoup de monde (15 gas) mais bon il y avait quand même Alex, Alain, ... Y avait quand même de gars présents plus des gars de la région. Mais ouais cette année on avait pas la salle qu'on avait l'année dernière. Donc c'était réglé, quand t'as pas la salle c'est mort.

Les vibrations urbaines de pessac est une grosse manif incontournable. Je pense que les politiques sont friand de ce type de manifestation.
Pffouu

Il y qu'en même des mecs qui se sont déplacés pour nous faire un petit discours un peu démago pour nous dire qu'il y aurait éventuellement une salle l'année prochaine !
Oui, ben ça je les travaille au corps depuis 2 ans et ils m'annoncent des délais dans 2 ans maintenant. Dans deux ans, peut-être, on en fera quelques choses. Mais bon c'est toujours politique tant que ça marche machin et tout, tant qu'on ne fait pas trop de vague _ très bien.
Quand ça commence à devenir un peu trop gros ils ont du mal à gérer. C'est vrai que là on est arrivé à une taille qu'ils n'avaient pas forcément voulu ou espéré à l'origine. Et ils ont du mal à gérer ce " succès " et la demande qu'on a créé. Ce qui fait qu'il faudrait un budget pour monter effectivement un skatepark. C'est vrai que ça, ils ont un peu de mal et puis la jeunesse ça ne vote pas. C'est un créneau moyennement intéressant, effectivement on est loin d'être prioritaire.
Et puis comme ça marche, ils ont l'impression que c'est bien, que ça suffit. Tu as beau leur expliquer qu'il faudrait une salle plus grande. Il voit bien que c'est bourré de monde et qu'on est limite au niveau de la sécurité. Mais ils ne vont pas du jour au lendemain faire un skatepark. A moins que tu es un Maire qui soit vraiment super motivé qu'il est des budgets éventuellement à cracker et qu'ils ne savent pas quoi en faire avant qu'ils te montent une salle entièrement dédiée un peu comme au Hangar à Nantes ou à Lyon. Il faut vraiment qu'il y ait une volonté et des budgets pour le faire. C'est pas évident.
Au bout de deux ans de relance, je t'avouerai que je commence un peu à m'essouffler. Parce que tu te rends compte qu'on te dis "oui, oui, peut-être machin. Faites des propositions !". Tu fais des réunions, des plans de skatepark, tout un tas d'étude et deux ans plus tard tu te dis : "Putain, j'ai perdu mon temps finalement !" .Je n'espère pas, mais c'est hyper long. Vraiment, c'est fatiguant.

Peux-tu attendre une aide de la part des indus du monde du bmx ?
Tu sais c'est quand même un microcosme. Les gars ce qu'ils me disent, c'est qu'ils n'ont pas de ronds pour ça. Quand ils arrivent pour Pessac à me dégager 10 000 balles (1500 euros) de pièces de vélo et faire venir un américain. Ils se saignent à blanc _ c'est ce qu'ils disent Maintenant, j'en sais rien et s'ils me disent ça, je les crois.
Donc tu imagine le budget pour une salle, un skatepark cela va chercher dans les 2/3 millions de Franc (500 000/ 600 000 euros). Après il faut encore compter la masse salariale à l'année en coût de fonctionnement, c'est encore au minimum 500 000/ 600 000 balles (90 000 euros) à l'année. Je vais te dire quand ils ont du mal à te sortir 10 000 balles de pièces sur un événement, c'est mort.

Un park c'est multisport _ skate/roller/bmx. Tu as des marques comme EastPack, Playstation qui sont toujours intéressées de valoriser leurs images ? Donc à priori cela ne le fait pas ?
Je ne sais pas. Je n'ai pas l'âme du commercial pour monter des dossiers pour démarcher, ce genre de truc. Et puis je sais qu'il y a des gens qui ont essayés, qui ont monté des dossiers et ils se sont tout de même cassés la gueule.
Regarde les parks : Vitry ça vivote, le Hangar et Lyon ne marchent qu'avec des fonds municipaux. En France les trucs style Nokia et Playstation, ils préfèrent foutre un million sur le Fise 1 fois par an, faire un gros coup de pub. Plutôt que de mettre la même somme pour avoir un an de présence sur un lieu fixe à priori.
Donc c'est vrai que c'est pas gagné !
Et tu vois tous les autres petits skateparks sont plus ou moins municipaux gérés par des asso. Avec les moyens du bord, c'est de la bricole. A part au Etats Unis, en Europe je crois qu'il n'y a pas beaucoup de skatepark qui roulent sur l'or et qui vivent avec des grosses marques, des gros sponsors ... Peut-être en Angleterre ? Un petit peu, quelques uns en Allemagne, en Belgique aussi ! Il faut voir comment ça marche. Mais à mon avis ce n'est pas Playstation qui file un million à l'année.

Sinon tu as les parks : GetHigh qui fleurissent un petit peu.
Ouais, je ne sais pas comment ils se débrouillent. Ils ont un shop à coté donc c'est leur fond de commerce. C'est le shop qui amortis, qui fait venir du monde. Quand les gars roulent, ils cassent du matos. Ils vont se fringuer là, à coté plutôt que d'aller dans une autre boutique en centre ville qui leur vendent la même chose au même prix. Donc ouais, c'est un peut leur fond de commerce. C'est vachement bien c'est clair.

Les Vibrations Urbaines sont de plus en plus médiatisées. Beaucoup de vidéastes, de photographes et de sponsor. Comment tu gères ça, pour garder une certaine authenticité de l'événement ?
Bien-sûr j'essaie un minimum, je n'ai pas envie que cela devienne le Fise ou un truc comme ça.
Maintenant les partenaires, je crois que tout le monde est content de les trouver. Quand tu vois les gars en amateur qui repartent avec des cadres, des fringues en veux-tu en voilà. Et puis les pros qui repartent avec 750 euros en poche pour le street et le dirt, c'est quand même vachement bien.
Il faut faire la part des choses.
Après tous les photographes et les vidéastes, il y en a quelques uns qui bossent et y a pas mal de gens qui sont là pour se faire plaisir. Les photographes, c'est vrai que c'était pas mal. Tu sais qu'on a 4 magazines en France (rire) donc ils ont au minimum 1 ou 2 photographes chacun donc effectivement cela en fait déjà dix. Je ne suis pas pro Cream, Soul, Bmxup, Bmx'air. S'ils ont envie de venir les uns comme les autres je leur fais passer le dossier de presse et ils viennent. Tant mieux ! Plus Nous parlerons du bmx mieux c'est !

Sinon toi tu as un plan de com. Est-ce que tu dragues les médias ?
Non, les médias je leur fait passer un petit dossier de presse qui est en téléchargement sur le site que tout le monde peu consulter. Voilà on donne les dates les lieux, les chiffres de l'année dernière ...
Après c'est plus des propositions.
MCM me fait d'une année sur l'autre : " tiens machin on pourrait faire si, on pourrait faire ça !".
Le gars de Sport + est aussi bien branché par le concept. Il voit que ça marche, qu'il y a du monde que c'est un des meilleurs trucs en France. Donc ça le branche aussi.
Les gars de SubCulture également mais ils n'ont pas pus venir cette année. Je leur ai filé des images. Ils doivent faire quelques choses normalement.
J'essaie d'abonder dans ce sens là. Je pense que plus on en parlera, qu'on verra nos sports à la télé ou dans d'autre magazine mieux c'est.
Tout en essayant de garder un truc à taille humaine. Que les riders et le public s'y retrouvent. Je pense que cette année le parie est encore tenu.

J'avais peur quand je suis arrivé. C'est la première fois que je viens voir. Je n'aime pas trop les gros événements donc je les fuis un peu. Et puis vous avez réussis à obtenir le bon compromis au niveau des sponsors et tout ça.
Parfois tu vas sur d'autres événements tu as l'impression que les barrières de sécu. Sont faites pour poser des banderoles que les riders, ceux qui sont venus faire la démo sont venu que pour faire du shoot photo /vidéo et qu'ils se foutent de ta gueule parce que tu es simple public. Je pense que c'est limite, que c'est juste comme il faut. Car c'est toujours chiant quand tu es public que tu as une aies des photographes devant toi, du coup tu n'arrives plus à voir le trick du rider.

C'est clair ! C'est l'équilibre que j'essaie de garder. Mais c'est vrai, qu'il est vraiment incertain et instable. Pour 3 fois rien tu peux basculer de l'autre coté. C'est l'alchimie qu'il faut arriver à faire. Et les bons dosages de chaque coté pour essayer de garder le cap.
Mais bon, je crois qu'à partir du moment que tu le fais dans un bon esprit, que tu joues carte sur table avec tout le monde, que tu essayes de faire plaisir à tout le monde, tout est clair. Il existe toujours quelques enmerdeurs ou empêcheurs de tourner en rond qui vont te critiquer ou te cracher dessus à un moment ou à un autre. Parce que tu as dit ça, fait si ou j'en sais rien ou qu'ils ont mal compris ou mal vu tel truc. Tant pis pour eux.
Mais c'est vrai que c'est pas évident. C'est vrai que plus ça grossi plus tu es à même d'avoir des critiques et ça cela fait jamais trop plaisir. Quand tu essaie de faire de ton mieux, c'est vrai que ça fait chier, maintenant des gars comme Hervé Benoît du Fise qu'on dise que c'est un connard tout ça... Il en a rien à foutre. Il s'en branle comme de l'an 40. Lui ce qu'il voit c'est que son événement il marche, et qu'il rentre x milliers d'euros chaque année, que sa boite tourne, qu'il a des salariés et qu'il peut se faire un bon salaire à la fin du mois. C'est ce qui le fait marcher.
C'est une optique complètement différente qui m'anime. Je suis intermittent du spectacle et je travaille sur d'autres trucs, ce n'est pas les Vibrations Urbaines qui me font vivre. C'est pas mon but.
 
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