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Sergio et Javier
Bmx 19/08/2002 Sergio et Javier
L’un est blond et extraverti, l’autre crâne rasé et plutôt discret. Leurs points communs ? Ils sont tous les deux espagnols et roulent pour la marque Fly Bikes. Nous vous présentons Sergio Layos et Javier Ortega Gomez.
Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
Sergio Layos : Mon nom est Sergio Layos, j'ai 17 ans et je fais du bmx depuis 6 ans.
Javier Ortega Gomez : Javier Ortega Gomez, 19 ans, je roule depuis 5 ans.

Sergio on te surnomme " Hanson ", tu pourrais chanter une de leur chanson, ou tu as besoin d'une bonne cuite pour chanter ?
S : Je crois que je serais incapable de chanter une chanson des Hanson même si je sais pas si bourré j'y arriverai, parce que je n'ai jamais eu l'occasion de me prendre une cuite.

Et toi, Javier, c'est quoi ton surnom ?
J : A Malaga, certains m'appellent " Javi Metal " parce que c'est la musique que j'écoute, et aussi parce que je joue de la guitare électrique.

Faire partie du team Fly Bikes, c'est un honneur pour vous ?
S : Ca me plait beaucoup parce qu'ils me traitent très bien et qu'ils m'aident beaucoup.
J : Oui, je suis content.
 

Comment a évolué votre riding depuis que vous faites partie du team ?
S : Je crois que depuis que je roule pour Fly Bikes, j'ai beaucoup évolué parce que je suis plus motivé que jamais. Je suis allé dans pleins d'endroits différents et j'ai fait des choses qui m'ont beaucoup plu.
J : Les sponsors m'aident pas mal en fin de compte.

Est-ce que le fait d'être chez Fly Bikes vous pousse à progresser ?
S : Je ne pense pas que rouler pour une marque précise te pousse à t'améliorer. Par contre ce qui te fait progresser, c'est la motivation; et si ton sponsor ne te traite pas bien, tu ne l'a pas.
J : Ca peut aider.

Ils vous mettent la pression ?
S : Fly ne m'a jamais mit la pression pour quoi que se soit. Je vais sur les contests que je veux et si ça ne se passe pas bien, si je ne fais pas une bonne place, et bien Fly ne me dit rien. Et ça, c'est un quelque chose qui me plait.
J : Un peu, il veulent que je sois concentré et moi j'ai besoin d'être reposé, tranquille
 
Je suppose que vous roulez ensemble puisque vous êtes dans le même team.
S : Ca nous arrive de rouler de temps en temps ensemble, mais pas trop souvent parce que 600 km nous séparent.
J : Oui, quand on peut, on roule ensemble.

Sergio, comment décrirais-tu la manière dont roule Javier ?
S : Javi roule sans à coups, sans geste brusques; et il fait des trucs très techniques et originaux.
Javier, comment définirais-tu la manière dont roule Sergio ?
J : Il roule d'une manière très raffinée.

Quels sont vos tricks préférés ?
S : Je sais pas. J'aime les trucs originaux et les variations un peu bizarres. J'aime aussi les tail whips, look down, look back etc. J'ai l'habitude de faire beaucoup de look down. Ce me plait parce que c'est un trick que tu peux faire dans plein d'endroits différents. Les tail whip aussi, j'aime bien.
J: Les variations de tail whip et des trucs rares.

Celui que vous rêvez de faire ?
J : J'y ai jamais réfléchi. Je sais pas.
 
Comment en êtes-vous arrivé au BMX ? Vu de l'étranger on n'a pas l'impression que c'est un sport très développé en Espagne
S : En fait j'ai découvert le bmx grâce à mon frère qui s'est acheté un vélo. Et depuis ce jour là j'ai commencé à rouler avec lui, et à rencontrer d'autres personnes qui en faisaient. Bien qu'en Espagne ce soit pas un sport très connu j'en ai vu dans les rampes où je roule maintenant.
J : J'ai vu des vidéos et des compétitions à la télé.

Est-ce qu'il y a beaucoup de riders à Madrid / Malaga ?
S : Il y en a quelque-uns mais pas beaucoup non plus. De toute façon, où que tu ailles en Espagne, tu trouveras jamais beaucoup de riders. Il y en a peu.
J : Il y en a mais il faut les chercher. La scène est un peu développée.

Maintenant que Ruben est une superstar, tu crois que plus de gens en sont venus au BMX ?
S : Je pense pas que ça ait un eu un effet sur les personnes qui ne roulaient pas avant en Espagne, parce que le succès de Ruben n'a pas encore été relayé par les médias, même si on essaie. Normalement dans pas longtemps on devrait avoir un magazine Mais je pense que ça a quand même agit sur les personnes qui roulaient déjà parce que tous les riders espagnols sont fiers de Ruben.
J : Non, mais peut-être qu'aux USA oui.

 
Y a-t-il eu un effet Ruben ?
S : On peut dire que les gens ont commencé à avoir une vision différente de ce sport. Ca a un peu changé la façon dont les gens roulent : certains ont enlevés deux pegs, d'autres ont enlevé le frein avant.
J : Ca se peut.

Où est-ce que vous préférez rider (sk8park, street ) et pourquoi ?
S : J'aime autant rouler dans des skateparks que dans la rue du moment qu'il y a des bons trucs. Ca m'est égal, mais je pense que le mieux, c'est de trouver un endroit qui à la base est pas fait pour faire du BMX et de l'exploiter à fond.
J : Je suis pas fixé. J'aime bien rouler dans des skateparks, mais je fais aussi du street.

Donnez moi 5 bonnes raisons de venir rouler à Madrid/ Malaga.
S : Je ne crois pas qu'il y ait 5 bonnes raisons de venir à Madrid, mais bon, je vais essayer d'en trouver quelque-unes. Il y a un skate park qui est pas mal du tout. Dans le centre il y de bonnes rues, il fait beau et je sais pas. Peut-être que je connais les bonnes personnes. Tous les riders de Madrid que je connais sont des gens sympas.
J : La plage est pas loin, l'hiver est pas trop dur, les gens sont sympathiques, et il fait beau toute l'année.

Ca arrive lors d'une session qu'il y ait des jeunes qui viennent vous demander des conseils ?
S : Oui des fois, quand je vais rouler sur un nouveau spot les gens me demandent comment faire des tricks. C'est quelque chose qui me plait parce que moi, j'ai toujours demandé des conseils à quelqu'un; et à chaque fois, je suis tombé sur des gens qui m'ont aidé et je crois que je dois faire pareil. Et puis, il y des moments où les gens ont besoin d'aide, et les aider ça me rend heureux.
J : Oui. Dans ces cas là, j'essaie de les aider.
 
Est-ce que vous avez l'impression de vous revoir quelques années plus tôt ?
S : Oui, des fois ça te rappelle le passé: j'étais pareil qu'eux.

Javier, tu avais le mal du pays aux Urban Games. Tu te rends compte que ça ne va faire qu'empirer si tu deviens connu ! Il va falloir que tu te déplaces souvent, et loin de chez toi !
J : Oui, je crois que ça risque d'avoir une influence

Et toi Sergio, tu languis quand tu es loin de Madrid ?
S : Non, mon pays ne me manque pas beaucoup quand je pars sur des contests. J'y ai déjà passé beaucoup de temps et ça me plait de voyager et de connaître de nouveaux lieux où je n'ai jamais été avant.

Remerciements, autre chose à ajouter ?
S : Il n'y a pas besoin d'être au top pour prendre du plaisir en BMX, c'est seulement pour se distraire. Mais si tu peux arriver à faire mieux (NDR : avoir des sponsos ), c'est mieux. Et j'aimerais remercier tout les gens qui s'impliquent dans ce sport en initiant les plus jeunes.
J : Merci à toi et dépêche toi de venir en Espagne ! (rire)


mel.c
 
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